Chemin entre terre et mer
- Philippe BARAN

- 6 juil.
- 2 min de lecture
Etre un funambule entre terre et mer
Je suis un marcheur des montagnes qui a le mal de mer au moindre clapotis, un amoureux des sommets et des steppes infinis. Et pourtant, marcher sur un sentier côtier me procure à chaque fois une joie irrésistible.
Cet attrait a déjà conduit mes pas de Calais à Dieppe, de Collioure à Cadaques ou faire le tour de la presqu’ile du Cotentin. A chaque fois, j’ai l’impression d’être un funambule en équilibre permanent entre la terre, l'air et l’eau.
C'est ce qui m’a attiré vers un nouveau chemin inconnu il y a encore quelques mois : le sentier des pêcheurs qui démarre au sud de Lisbonne jusqu'au bout du Portugal. Et je ne pensais pas ressentir autant d’émotion sur ce bout de terre désolé.

Vibrer à l'énergie de l'eau
C'est l’un des plus beaux sentiers côtiers du monde et marcher ici apporte une dimension toute particulière. D’abord il y a ce mouvement de l’océan, cette fluidité constante, le paysage se fait et se défait en permanence.
C’est l’énergie de l’eau dont on s’imprègne dès les premiers pas, celle du mouvement, du lâcher prise, de la souplesse. Et puis il y a le grondement assourdissant des vagues qui se fracassent sur des rochers décharnés et qui nous ramène au présent.
La santé bleue
J’ai découvert récemment le concept de « santé bleue » dans le beau podcast de Pascale D’Erm. Elle nous explique pourquoi l’eau apaise si profondément et peut agir sur notre santé, sur la dépression, les maladies inflammatoires.
J’ai fait beaucoup de lien avec ma propre expérience. Si ce chemin est si remarquable, c’est qu’il forme une ligne de crète où l’on chemine au milieu des dunes, surplombant des falaises de 80 m face à l'immensité de l'océan.
L'énergie de la terre
A droite, l'océan et à ma gauche, ce sont des dunes comme en plein désert. Marcher dans un chemin sablonneux est fatiguant si on ne change pas sa posture. Cela demande à la fois d’être ancré et de lâcher prise, d’avancer avec lenteur sans s'épuiser. L’énergie de la terre permet de m’ancrer dans mes racines.
L'énergie de l'air
Et puis il y a l’énergie de l’air dans la douceur de l’automne en Algarve, avec un regard qui se projette vers l’avant, vers l’avenir, les projets. C’est l’énergie de la joie, de la créativité, de la légèreté.
Sur ce chemin incroyablement préservé, la présence humaine est rare et appréciée quand un village blanc m’accueille pour l’étape du soir.
Marcher avec ces 3 énergies permet rapidement de lâcher ses résistances, de retrouver du souffle, de s’alléger de ses peurs pour retrouver sa nature profonde.
J’ai entendu cette phrase qui m’a touché : « quand je me sens libre, je me sens moi ». C'est vrai, j’ai besoin de vivre ces expériences dans de tels paysages pour me sentir pleinement libre, et donc pleinement vivant et à ma place.
Si ça résonne pour toi, si tu sens qu’il est temps de prendre du recul, de faire des choix, de retrouver ta pulsion de vie, voici une invitation pour faire le premier pas 😉.



