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Je ne suis pas encore prêt...

  • Photo du rédacteur: Philippe BARAN
    Philippe BARAN
  • il y a 5 jours
  • 3 min de lecture

C’est un souvenir qui reste gravé dans ma mémoire. Nous avions depuis longtemps le rêve de partir voyager 6 mois en famille en Amérique du sud. Pourtant, malgré l'envie de mon épouse pour un si beau projet, ses peurs étaient encore trop puissantes pour sauter le pas et prendre la décision.

 

Et puis est arrivé ce samedi vers 17h. Je la vois arriver avec un sourire et une énergie solaire en me disant simplement : « c’est décidé, on part ! ». Elle revenait d’un we de respiration holotropique et avait eu une vision, debout sur la proue d’un bateau face aux fjords de Patagonie.

 

A partir de là, tout s’est aligné avec une incroyable facilité : la location de la maison, le congé sabbatique, la mise en pause de mon activité, les liens avec l'école. Et quelques mois plus tard, on octobre 2016, nous décollions pour la Bolivie pour vivre l’une des aventures les plus fortes de notre vie.

 

Le désir et la peur

Mais que s’était-il vraiment passé ? La peur avait-elle disparu ? Certainement pas, mais le désir était simplement devenu plus grand que la peur. Cette dernière émotion est si puissante qu'elle nous conduit le plus souvent à l’immobilité. Nous attendons  d’être prêt.e pour décider.

 

J’ai souvent entendu cette phrase face à des changements de vie qui frappe à la porte : « Je ne suis pas encore prêt.e ». C’est la meilleure stratégie pour refuser de sauter dans l’inconnu, quand le cerveau croit nous préserver de tout danger. A force d'attendre d'être prêt.e, nous regardons notre vie défiler sans en être véritablement acteur.



La peur n'est pas le problème 

Elle est normale et légitime, elle fait partie de notre dispositif de protection et de notre héritage biologique. La peur n’empêche pas d’avancer, mais elle coince quand elle est supérieure au désir.

 

L’expérience m’a apprise que face à elle, il est inutile et dérisoire de vouloir s’en échapper, de l’ignorer, de passer en force. Il est beaucoup plus efficace et stimulant de l’accepter tout en faisant grandir le désir pour libérer l’énergie naturelle de la transformation.

 

4 clés pour faire grandir le désir :


  • 1) Ralentir, changer de cadre et apaiser le mental pour s’alléger des conditionnements, des pensées limitantes et des ruminations qui activent si bien nos peurs par anticipations.

  • 2) Se connecter au sens. En quoi ce projet nourrit mon identité, me ramène à ce qui est essentiel en moi ? Les plus grands exploits ne peuvent se réaliser dans l’absence de sens.

  • 3) Se projeter, visualiser en mobilisant tous ses sens, ressentir profondément dans son corps. Ce fût clairement l’effet de la respiration holotropique qui a agi comme un déclencheur.

  • 4) Libérer la force du rêve, s’émerveiller devant ce qui nous attend. L’imagination est notre plus belle et puissante ressource pour réaliser nos projets.


En janvier 2018, nous sommes partis en ferry de Puerto Natales au Chili pour naviguer pendant 3 jours dans les fjords de Patagonie. Ces images sont gravées pour toujours dans ma mémoire, car ce jour-là, la vision s'est dissoute dans la réalité.


Créer les conditions de faire grandir le désir

Les marches transformatrices que je propose permettent de créer les conditions pour faire grandir ce désir, pour regarder ses peurs en face, pour ressentir l’essentiel, renforcer son identité pour libérer l’énergie naturelle du changement.

 

Voici quelques occasions d’ici la fin de l’année de faire en sorte que le désir soit supérieur à la peur pour mettre tes projets et ta vie en mouvement😉.

 

Si tu ne te sens pas prêt.e à prendre une décision importante...c'est ce qu'est justement le moment d'y aller.



 
 
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